Le besoin de nouveaux composants mixtes métal-composite pour l'industrie automobile implique des défis de taille au niveau des assemblages entre différents types de matériaux. Tel est le moteur du projet de recherche MetalMorphosis, actuellement en cours à l'IBS en collaboration avec huit partenaires européens. Cet article expose d'abord brièvement l'objectif du projet de recherche MetalMorphosis. Il s'attardera ensuite sur les concepts d'assemblage développés et sur la recherche sur les assemblages de tubes et de tôles mixtes métal-composite via la technologie d'impulsion électromagnétique. Il se penchera, enfin, sur le développement de deux pièces de démonstration, à savoir une pédale de frein et un amortisseur, afin de valider les connaissances acquises au niveau industriel.
Le soudage reste un élément crucial de nombreux processus de production et constitue une industrie très spécialisée. Au fil des ans, de nombreuses améliorations ont été apportées pour la production d'assemblages soudés de qualité. De nouvelles technologies ont fourni aux fabricants de nouveaux instruments, comme des machines à souder semi-automatiques et automatiques. Cela a amélioré le contrôle du processus de soudage. Lors du soudage d'acier, d'aluminium et d'acier inoxydable, on utilise généralement des gabarits de soudage. Les gabarits de soudage sont utilisés pour pouvoir bien positionner les différents éléments et garantir les mesures après le soudage. Des gabarits de soudage de qualité sont indispensables dans le processus de production du soudage et du soudage robotisé pour un résultat géométrique optimal.
Une technique de soudage par points innovante est apparue sur le marché : le soudage par points par friction. Ici, l'assemblage est réalisé via la chaleur de friction. Cette technique de soudage est idéale pour le soudage d'aluminium et offre une solution face aux difficultés auxquelles le soudage par points par résistance de ces matériaux est confronté, comme l'usure de l'électrode et la tenue d'outil. Ce processus a aussi un domaine d'application très vaste, comme par ex. pour le soudage d'alliages d'aluminium à résistance accrue avancés, qui ne peuvent pas être soudés avec les techniques de soudage conventionnelles. Il est également possible d'assembler correctement des matériaux dissemblables comme par ex. de l'aluminium et de l'acier, des alliages d'aluminium revêtus ou des matériaux d'épaisseur différente. Ces nouvelles possibilités, notamment la combinaison de matériaux légers avec des aciers classiques, permettront de réaliser des produits plus légers, plus performants, ou avec une intégration accrue de fonctionnalités, et donc une plus grande valeur ajoutée.
Alors que la coordination de soudage était, il y a encore un ou deux ans, réservée aux grandes entreprises où lorsque la fabrication d’éléments a un risque critique élevé tel que le domaine pétrochimique, de l’aviation ou des cuves sous pression, les PME sont maintenant confrontées à la nécessité d’introduire des systèmes de contrôle de production (CPU) pour la fabrication d’éléments qui semble plus banale : le bâtiment (EN1090), les éléments de matériel ferroviaire (EN 15085), …
La technique des répliques est de plus en plus connue et appliquée dans l'industrie en raison de son caractère non destructif et de son exécution relativement rapide. Ce premier article explique la technique des répliques et la compare à l'examen métallographique destructif. Les différentes étapes de cette technique sont expliquées afin d'éviter les nombreux malentendus au point de vue pratique. La deuxième partie présentera quelques exemples, afin de montrer des situations dans lesquelles la prise de réplique est favorable ou même nécessaire.
Stuurboord Antwerpen ouvrira à nouveau ses portes les 24 et 25 novembre 2015 pour la onzième édition de notre Symposium Soudage Néerlandophone de deux jours. Avec les collègues du Nederlands Instituut voor Lastechniek, l'Institut Belge de la Soudure vous invite volontiers à ce symposium.
L'évolution du marché visant à réaliser des constructions ou produits de plus en plus légers et au moins aussi solides se poursuit. Pour de plus en plus de pièces, on passe de l'acier à faible teneur en carbone classique aux nuances d'acier à haute résistance ou aux alliages non-ferreux. L'assemblage de différents matériaux pose toutefois d'énormes défis en raison des propriétés de matériaux fort différentes des parties à assembler. Deux projets de recherche en cours à l'IBS visant à développer des techniques innovantes permettant d'assembler des matériaux hétérogènes.
La norme EN 22553 était utilisée en Europe comme référence pour la symbolisation du soudage jusqu'au début de l'année 2014. Cette norme était identique à l'ISO 2553, qui datait de 1992 et est donc restée en vigueur pendant pas moins de 22 ans! Depuis début 2014, une nouvelle version agréée au niveau tant européen qu'international a été introduite, à savoir l'EN ISO 2553.
Le soudage par points par friction est un nouveau procédé de soudage à l'état solide, pouvant être utilisé pour les assemblages à recouvrement entre des matériaux semblables et dissemblables. Le cycle de soudage est exécuté à l'aide d'un outillage spécial, réalisant l'assemblage via la chaleur de friction et la déformation mécanique. Le résultat? Un assemblage par soudage par points, sans perte de matière, ni cratère final. Un autre avantage du procédé est le temps de soudage réduit. Il s'agit, en outre, d'un procédé écologique: il n'implique pas l'utilisation de matériaux d'apport, ni de gaz de protection, et il n'y a pas de dégagement de fumées de soudage ou de rayons IR ou UV pendant le cycle de soudage. Le procédé a été utilisé pour le soudage de l'alliage d'aluminium haute résistance EN AW-2024-T3. Différents réglages de paramètres ont été appliqués, en vue d'optimiser la qualité et les propriétés mécaniques.